Les actions de UDRFO84

L'UDR-FO 84 a effectué plusieurs actions marquantes. Sur cette page, nous vous présentons les principales depuis la création de ce site.

Février 2013

Sur intervention de l'UDR-FO 84 auprès de la Préfecture de Vaucluse, les feux tricolores situés à hauteur de la SNPE sont réparés. Ils ne flasheront plus les automobilistes à tort et à travers.

L'UDR-FO de Vaucluse réclame que les automobilistes injustement flashés se voient restituer le montant de l'amende forfaitaire et les 4 points qui leur ont été retirés sur leur permis.

26 novembre 2015

L'UDR-FO de Vaucluse tient une conférence de presse pour alerter sur la non traitance dont sont victimes les personnes âgées en EHPAD.

Conférence de presse - l'UDR-FO de Vaucluse ALERTE SUR LA NON TRAITANCE DES PERSONNES ÂGÉES

 
Le jeudi 26 novembre, à 14 heures, dans les locaux de l'UD-FO, l'Union Départementale des Retraité(e)s FORCE OUVRIERE de Vaucluse tenait une conférence de presse pour alerter sur la non-traitance des personnes âgées.

Une douche par semaine, des toilettes quotidiennes à la-va-vite, des journées à ne rien faire, assises sur leur fauteuil, voilà la réalité des personnes âgées dans une maison de retraite aujourd’hui.

Cette oisiveté imposée les coupe du monde, altère leur motricité, leurs fonctions cérébrales, leur notion du temps, leur envie de vivre.

Ça ne peut plus durer !

Nous considérons qu’il y a non-traitance lorsque les besoins et les attentes des personnes âgées ne sont pris en compte ni par la société, ni par les structures d’accueil. N’étant pas traités, aucune réponse ne leur est apportée.

L’introduction dans les EHPAD de caractères issus du secteur privé comme la démarche qualité, la certification, l’évaluation de toute nature, la mise en place de contrats d’objectifs, de moyens,  de nouvelles organisations à visée économique (rentabilité et rationalisation), managériale (nouvelle gouvernance), idéologique ( on passe d’une relation à un être humain à celle d’un dossier, d’un acte, d’une maladie, d’un coût, d’un symptôme, d’un cas, d’une courbe, d’une évaluation, etc…), théorique (on transforme l’acte éducatif, social, médical, thérapeutique en prestation de service) est axée sur une recherche d’économie au détriment des besoins et attentes de la personne.

Les recherches d’économie ont pour conséquence de ne prendre en compte que les besoins primaires (sécurité, propreté, santé) et délaissent totalement les autres besoins de la personne (vie sociale, citoyenneté, culture, accomplissement de soi...).

Aujourd’hui nombre d’EHPAD fonctionnent comme de petits hôpitaux qui cherchent les économies, assurent une sécurité de plus en plus enfermante, dans une logique de «soins». De même, certains domiciles où les personnes âgées sont aidées, deviennent de petites institutions organisées non pas autour de l’habitant mais des nécessités des intervenants. On vise une maison propre et une personne propre et nourrie, sans autre perspective.

L’oisiveté imposée les coupe du monde, altère leur motricité, leurs fonctions cérébrales, leur notion du temps, leur envie de vivre.

Nous vous alertons car nous voulons qu’au quotidien la personne âgée soit respectée dans sa dignité physique et psychologique, ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui. A titre d’exemple, pour aller plus vite, le résident est installé sur un fauteuil alors qu’il pourrait marcher, le personnel lui fait sa toilette alors que lui-même pourrait encore la faire. Tout cela conduit, au fil des jours, à une perte d’autonomie.

Nous voulons que des activités quotidiennes soient proposées chaque jour aux résidents des EHPAD.

Cela passe inévitablement par le recrutement de personnels et d’animateurs.

En Vaucluse, le ratio est de 0,6

En France, il se situe entre 0,5 et 0,8, c’est le taux le plus bas d’europe

Alors qu’il est de 1 en Allemagne, en Belgique, en Suisse et supérieur à 1,2 en Suède, c’est dire que nous sommes largement à la traîne et que nous devons engager une grande mobilisation sur ce sujet afin que les EHPAD soient un réel lieu de vie et d’animation et ne deviennent pas des mouroirs fortement médicalisés.

Aujourd'hui, les soignants n'en peuvent plus. Ils craquent. Les soins aux personnes âgées sont très difficiles, ils ne sont pas valorisés par la société et ils sont mal payés. C'est difficile, car soigner des personnes âgées malades cela renvoie une image de la vieillesse très dure à supporter pour les jeunes soignants de vingt ans ou moins. Ensuite, il s'agit de s'occuper, en plus de toutes les maladies, des selles, des urines, des vomissements ou de faire manger des personnes qui ont du mal à avaler. Il y a aussi le contact quotidien avec la mort, les décès de personnes que l'on a accompagnées pendant des semaines, des mois, ou souvent des années.

Enfin, il y a la maladie d'Alzheimer avec ses troubles de la mémoire, les troubles du comportement, l'agressivité au quotidien, la violence, les coups.

On imagine et on comprend très bien le stress permanent que vivent les personnels, cette usure rapide qui les fait abandonner.

Aujourd'hui, ils n'en peuvent plus.

Ils ont honte de ne pas pouvoir faire manger les malades correctement, ils ont honte de ne pas pouvoir leur donner une douche régulièrement, ils ont honte de ne pas pouvoir les lever et de les laisser au lit toute la journée, ils ont honte de ne pas pouvoir les changer autant que nécessaire, ils ont honte de ne pas avoir le temps de leur parler.

On voit que les conditions de travail des personnels sont inacceptables et que la prise en charge des résidents est indigne.

Pourtant, ces personnes âgées sont nos parents ou nos grands-parents. Ils ont travaillé, ils ont cotisé, ils ont droit à notre respect et à être traités comme des êtres humains.

Il y a donc urgence à augmenter les ratios de personnel en EHPAD.

L'UDR-FO de Vaucluse a sollicité une audience auprès du Président du Conseil Départemental afin de le sensibiliser sur ce problème.

Si vous avez un parent, un ami en EHPAD de Vaucluse et que vous voulez témoigner, contactez-nous, nous remettrons votre témoignage lors de l'audience.

 

La Provence, Radio France Vaucluse, Vaucluse Matin ont assisté à la conférence de presse. Lire ci-dessous le compte-rendu qu'ils en ont fait.

 

Vaucluse : Force Ouvrière alerte sur la non traitance des personnes âgées

Pour l'Union des retraités, les Ehpad manquent de professionnels

Actualités - Politique - Vaucluse : Force Ouvrière alerte sur la non traitance des personnes âgées
 
Les retraités de l'UDR-FO, Serge Ollier, vice-président, Laure Lambertin, présidente, Elsie Guillaume et Jean Barnéoud-Rousset, alertent sur la non-traitance des personnes âgées en Ehpad. Photo C.H.
 
 
 

"Ça ne peut plus durer !" Alors que la loi Touraine sur l'adaptation de la société au vieillissement vient d'être adoptée, jeudi dernier, les membres de l'Union Départementale des Retraités de FO ont décidé de s'emparer d'un sujet délicat : la non-traitance des personnes âgées dans les Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). Après avoir recueilli des témoignages et réalisé leur propre enquête sur ce sujet d'envergure nationale, les retraités de FO dénoncent les conditions dans lesquelles ces personnes âgées sont délaissées. "On ne veut pas que les Ehpad deviennent des mouroirs. Les persones âgées n'ont droit qu'à une douche par semaine, attendent des heures entières sur des fauteuils dans un coin. Cette oisiveté les altère et altère leur envie de vivre. Cela conduit à une perte d'autonomie réelle".

D'où vient le problème ? Pour les retraités qui ne veulent pas finir leurs vieux jours de la sorte, il n'y a pas assez de professionnels pour animer ces lieux et le recours aux bénévoles pour occuper les résidents des Ehpad est systématique. "On sait soigner, ça, on sait faire, mais il devrait être créé en France 150 000 postes pour animer ces Ehpad. Si on veut en plus lutter contre le chômage, on doit en passer par là".

Vers un respect des personnes âgées

Chiffres à l'appui, les retraités font état d'un ratio de 0,6 emplois en équivalents temps plein pour 100 résidents dans les Ehpad. "C'est le taux le plus bas d'Europe. En Allemagne, en Suisse et en Suède, il est de plus de un !"

Les membres de FO réclament le respect des personnes âgées dans leur dignité physique et psychologie. "Nous avons des lieux, mais pas de lien social. C'est cela qui nous catastrophe. Les personnes âgées ne sont pas les seules à être en souffrance, les personnels le sont aussi. C'est un secteur à risque pour les soignants. Il y a des personnels qui passent à côté de ces personnes sans les voir", affirme une soignante.

Toutes ces doléances seront portées à la connaissance du président du Conseil départemental de Vaucluse, Maurice Chabert, à qui les membres de l'UDR viennent de demander une audience.

Les maisons de retraite accusées de "non-traitance" dans le Vaucluse

Par Yacine Sahnoune, France Bleu Vaucluse mercredi 2 décembre 2015 à 10:38

Les personnes âgées ont en moyenne 3 à 4 heures d'animations par jour.
Les personnes âgées ont en moyenne 3 à 4 heures d'animations par jour. © Maxppp - HECKLER Pierre

L'union départementale des retraités Force Ouvrière a mis des mots sur un phénomène : celui de la "non-traitance" dans les maisons de retraite et dans les EHPAD.

Une personne âgée, sur son fauteuil roulant, seule dans un couloir. On a tous cette image en tête quand on pense aux maisons de retraite. Cela a désormais un nom : la "non-traitance"

"Une personne âgée est occupée trois à quatre heures par jour. Le reste du temps, elle est toute seule", Serge Olivier

Conséquence : "elles perdent la notion du temps, elles perdent leur motricité, et même l'envie de vivre", explique Serge Olivier, le vice-président de l'union départementale des retraités Force Ouvrière. 

 

Serge Olivier, vice-président de l'union départementale des retraités FO

 

Mais au sein des EHPAD et des maisons de retraite on le dit : on fait ce qu'on peut, avec les moyens qu'on a.  "On a une animatrice pour l'ensemble des résidentes, donc quand elle fait une sortie pour dix personnes, les cinquante autres vont être seules dans leurs chambres", livre Brigitte Lecadieu-Bué, directrice d'un EHPAD à Sarrians.

Manque de personnel

Brigitte Lecadieu-Bué poursuit : "On essaie de détacher le plus possible des aides soignantes pour faire de l'animation. Mais ce n'est pas leur travail. Elles ne savent pas comment s'y prendre". "Il faut trouver du personnel pour s'en occuper"

 

Brigitte Lecadieu-Bué, EHPAD de Sarrians

 

Les retraités de Force Ouvrière souhaitent désormais que le département adopte une charte de "bien-traitance" des personnes âgées.